L'incroyable trajectoire de Thierry OUTRILLA, Directeur de la Scène du MOULIN ROUGE

Défi d'artiste

 

Il est près de 21H00. Les rideaux pourpres du Moulin Rouge s’apprêtent à dévoiler son spectacle coloré et éblouissant. Dans la salle, l’impatience des spectateurs est palpable. Dans quelques secondes, ils savent qu’ils vont vivre un moment magique, hors du temps, hypnotisés par le corps vivant de danseuses, danseurs, jongleurs, patineurs, animaux qui, sublimes, danseront pour le plaisir de chacun d’entre eux.

 

Le Moulin Rouge, ce monument français de 132 ans, continuent de voir se succéder jeunes premiers, artistes passionnés, têtes couronnées et personnalités célèbres du monde entier, au rythme de deux spectacles par jour, à raison de 365 jours par an. Des millions de spectateurs se sont déjà laissés envoûter. Dans les loges, un homme élégant œuvre à ce que les derniers détails soient parfaitement coordonnés. Tout en retournant dans la petite loggia du spectacle, il sourit. Tout est parfait. Il s’appelle Thierry OUTRILLA, il est le directeur de la scène de ce haut lieu parisien. Depuis 45 ans, il est l’un des artisans d’une magie qui a illuminé bien des cœurs. Voici son histoire.

 

De l’Algérie à la France : apprendre à apprivoiser l’inconnu 

 

Thierry est né à Oran en 1954. Huit ans plus tard, toute sa famille quitte une Algérie en guerre dans une cale de bateau et débarque à Marseille, leur terre d’accueil. Ils y vivent dans un petit deux pièces. 

Imaginez un instant : vous avez un toit, un travail, une situation, une famille, des amis. Vous êtes en terrain connu. Du jour au lendemain, les circonstances de la vie vous poussent à quitter ce que vous connaissez bien, vous ne possédez plus rien d’autre qu’un peu d’argent, quelques affaires, votre foi, votre espérance et votre courage pour aller de l’avant. Quelles forces mobiliseriez-vous dans cette situation ? Qu’est-ce qui dépend de vous et qui vous permettrait de reconstruire ?

Thierry me parle avec amour de sa mère : « une véritable chef de clan qui a soutenu toute la famille, une locomotive » et de ses parents comme « des gens bienveillants, ouverts et brillants, qui ont su s’intégrer ».

L’histoire d’une famille, l’éducation et les valeurs qu’elles portent, participent à notre construction tout comme elles nous donnent les premières armes pour traverser la vie avec plus ou moins d’agilité. Thierry grandit dans un environnement familial ouvert à l’expression de qui il est profondément. Adolescent, ses parents lui donne la liberté d’exprimer sa passion pour la danse ; plus tard ce sera celle de s’accomplir dans une voie complètement inconnue pour eux : le métier d’artiste dans le milieu du spectacle et de la nuit. Il me raconte la confiance de ses derniers à son égard, leur encouragement caractérisé par une absence totale de préjugés ou de peurs « perceptibles ». Préservé de cela, il peut évoluer dans ce qu’il est alors : un jeune artiste et danseur en devenir. « Ce n’est que plusieurs années plus tard que ma mère m’a avoué qu’elle était inquiète pour moi : l’univers de la nuit, des spectacles, des paillettes et des jolies filles…Eux ne voulaient que mon bonheur. Moi, je ne voulais pas les décevoir ».

Quel remarquable modèle éducatif. Je sollicite encore votre imagination. Je ne connais pas votre histoire de vie ni à quel point vous avez été (ou - vous vous sentez) libre d’être celui ou celle que vous êtes aujourd’hui. Dans tous les cas, imaginez un monde où chacun peut exprimer qui il est depuis sa plus tendre enfance, où il est guidé plus que dirigé, où il se voit proposer plus qu’imposer, où il est encouragé à exercer son libre arbitre et faire ses choix en conscience plus que de se voir influencer un chemin plutôt qu’un autre. Qu’est-ce que cela changerait ?

 

Premier rêve exaucé : une rencontre hors du commun

Enfant, Thierry adore Claude François et comme des millions de fans, il nourrit le rêve secret de le rencontrer. Membre actif du club des fans de Cloclo, il se lie d’amitié avec Josette, la secrétaire. C’est à 15 ans qu’elle lui offre l’opportunité de suivre Claude François en tournée, une première fois en tant que fan, la seconde officiellement.

Deux étés durant, il suit alors le staff, les Claudettes et la star, de ville en ville, de gala en gala. Il y rencontre à de nombreuses reprises le célèbre humoriste Thierry Le Luron avec lequel il se liera d’amitié. Il découvre la vie en tournée et s’occupe de distribuer les photos dédicacées aux fans, de vendre les tee-shirts dans la salle, et surtout, d’aller chercher où qu’il soit et envers et contre tout, le fameux sandwich tomates-gruyère de Claude François. 

Il y apprend l’exigence et le perfectionnisme sans limite de ce dernier. Il se fera même virer par trois fois pour réintégrer l’équipe aussitôt. C’est en touchant ce rêve qu’il affûte son goût pour le travail bien fait et pour la recherche de l’excellence. Il m’explique que Claude François a été un précurseur en France dans l’organisation des shows à l’américaine. Son succès est dû à une force de travail exceptionnelle, à une exigence sans borne, à une quête du maximum et à un schéma organisationnel réglé au millimètre. « J’ai tellement appris. Je ne savais pas que j’allais faire 62 galas avec Claude François. J’étais fan enfant et voilà que quelques années plus tard, je vis mon rêve. Je crois que c’est cet amour des coulisses qui m’a donné l’envie de faire ce métier-là. Tout est lié et chaque chose en amène une autre ».

 

Deuxième rêve : suivre sa route. Paris me voilà !

« C’est à 15 ans que je débute la danse. Je me rappelle de deux galas de danse organisés par le lycée : l’un à l’Opéra d’Avignon, l’autre au Théâtre Antique d’Orange, scène impressionnante qui a vu passer les plus grandes stars. Nous étions peut-être quatre garçons pour 40 filles. La scène, les applaudissements, ça m’a stimulé ! A 17 ans, je décide de faire de la danse moins en dilettante. Je disais : je veux danser, je veux danser ! Et on me répondait : mais quel est ton métier ? Moi, je ne savais pas, j’avais juste ce besoin, ce désir en moi. J’avais cette impression que ça allait m’apporter quelque chose de spécial. Avec Claude François, j’avais aussi découvert qu’il y avait une vie ailleurs. Je me suis alors inscrit à un cours de danse classique pour débutant et me suis retrouvé, moi ce grand gringalet au milieu d’un groupe de petites filles en tutu. Une de mes profs de lycée m’encourage également à suivre les cours d’une grande dame de la danse moderne : Ingeborg Liptay. Elle aussi me pousse : Monte à Paris me dit-elle ! Apprends, apprends ! Passe des auditions ! Thierry Le Luron, lorsque je le voyais m’encourageait également : Viens à Paris !  J’ai vraiment été entouré de beaucoup d’attention et de bienveillance. »

 

Et évidemment, la vie nous enseigne que tout coexiste dans son contraire. Il s’agit alors de savoir passer outre certaines sources de découragement pour réaliser ses rêves. « Un jour alors que je suis en Terminale, on me dit que si je ne fais pas de maths, je ne ferais rien de ma vie. Aujourd’hui, je me dis que j’ai bien fait de ne pas y croire ! J’ai toujours bien vécu de mon art. Pour moi, il faut vouloir toucher les étoiles, être persévérant, avoir du culot et accepter de se construire pas à pas. »

 

Décidément, c’est à Paris que se trouvent les étoiles, c’est donc là qu’il doit aller ! Thierry veut partir pour la capitale. Il a 18 ans. Ses parents font le nécessaire pour l’émanciper légalement. Il prend le train avec quelques sous en poche. Il intègre l’Académie Internationale de la Danse et vit dans les premiers temps dans un hôtel de passe miteux. « Je n’avais à cette époque pas les moyens de me payer tous mes cours de danse mais j’ai toujours été aidé. Certains professeurs me laissaient venir gratuitement. Ils me disaient : tu n’as pas d’argent ? Viens, ce n’est pas grave, mais ne dis rien surtout ! J’étais en bas de mon Everest et j’avais ce désir secret qui vivait en moi d’être en haut. Ça a été un travail de chaque seconde pour avoir les bases solides pour m’élever. J’ai fait preuve de beaucoup de rigueur pour avancer. J’ai travaillé sur moi, sur ma technique et fait en sorte d’avoir un mental fort. Il y a aussi un facteur chance que j’ai su, je crois, saisir. » 

 

Nous parlons du fait de rester flexible, de dépasser certains obstacles et d’accepter de se tromper de chemin si toutefois « se tromper » n’équivaut pas, en réalité, à prendre des détours pour explorer des territoires nouveaux et enrichir sa vie. « Avec le recul et l’expérience, je dirais que se tromper est normal. Il s’agit de rebondir et de ne pas perdre le sommet de vue. Et puis tu sais, planter le drapeau en haut est-il forcément le plus important ?  Peut-être est-ce le fait de gravir la montagne en elle-même qui l’est ? Les idées peuvent changer en cours de route. La vie est faite de ça, de changements. Et si l’objectif change, peut-être est-ce salutaire ? J’aime cette idée de se donner la possibilité de changer d’idée en cours de route, de faire marche arrière si nécessaire. Le tout est de ne pas avoir de regret. »

 

Thierry me raconte l’anecdote suivante pour illustrer le propos de s’autoriser des détours :

« J’avais un ami peintre fantastique, un grand talent mais il ne savait absolument pas se vendre. J’avais très envie de l’aider. Je lui ai alors proposé de faire une exposition. Nous avons loué un appartement, envoyé des invitations à tous nos amis respectifs. Nous nous sommes donnés du mal pour réaliser une exposition harmonieuse et cohérente. Par amitié, les gens sont venus. En 48H, nous avions vendu 90% des tableaux !  Devant ce succès, Sylvana Lorenz, qui était parmi nos invités, me fait la proposition de venir travailler dans sa galerie. J’avais 27 ans, je trouvais ça amusant de me faire de l’argent de poche en parallèle du Moulin Rouge. Je me suis dit : pourquoi pas ! Et me voici à vendre des œuvres et rencontrer des gens absolument incroyables ! Je me suis permis de sortir du cadre et j’ai encore plus appris. »

 

Bâtir une vie d’artiste

Entre Amour...

Vous l’avez compris, Thierry a su se construire étape par étape tout comme il a su dépasser certaines peurs. « Je n’étais ni le plus grand, ni le plus fort, ni le plus beau des danseurs. Et la question : et si j’échoue ? se posait à moi. Mais ce métier, je l’aime alors je me disais : je ne dois pas abandonner. Échouer serait trop difficile et j’ai l’esprit combatif.»

 

Un mois à peine après son arrivée à Paris, Thierry intègre pendant trois mois la compagnie de Roland Petit pour la Revue « Zizi Je t’aime » au Casino de Paris. « Ce fut un honneur de travailler pour un chorégraphe tel que Roland Petit. C’était la première fois que je travaillais au sein d’une compagnie professionnelle et aux côtés de vedettes. J’étais loin d’être un danseur très technique. J’avais à peine trois ans de danse derrière moi. Et plus ça paraît facile et léger et plus ça demande des heures et des heures de travail ! J’entends encore Zizi Jeanmaire me dire : Mon petit, mon petit, un tour à la seconde ! Mon petit, je sais que vous allez travailler pour être excellent. Je ne voulais pas décevoir. »

 

…remise en cause,

Puis il fait des galas gratuits, va de-ci delà pour « danser à tout prix, même gratuitement ». Plus tard, il part deux ans en tournée pour différentes compagnies et parcourt le monde : Egypte, Portugal, Espagne, Japon… « A 23 ans, je pars faire un tour du monde avec 5 danseuses. Elles m’appelaient « le facho » ! J’avais un comportement terrible avec elles sans m’en rendre compte. J’avais appris cette manière de faire avec la chef de ballet avec qui j’avais évolué, mais je me suis vite rendu compte que cette méthode ne marchait pas avec tout le monde. La preuve, j’ai dû me remettre profondément en question et changer ma pédagogie. C’est mon ex-épouse qui m’a donné des clefs pour apprendre à gérer des conflits, être plus à l’écoute, respecter. J’ai appris les bases au fur et à mesure. J’ai été égoïste. J’ai fait des erreurs. Depuis lors, je fais attention à prendre en considération chaque personne quel que soit son statut. Le respect est fondamental pour moi. » 

 

…fidélité,

Retour à Paris. Le Moulin Rouge sera sa nouvelle maison. Il y passe des auditions et débute en 1976 en tant que danseur. Puis, une marche après l’autre, il devient capitaine des boys, assistant chorégraphe puis directeur de la scène, son poste depuis maintenant 20 ans. Plus de 40 ans de vie au Moulin Rouge, imaginez donc le patrimoine et la mémoire que vous portez…

 

…confiance,

"J’ai bâti sans m’en rendre compte, avec une certaine insouciance et toujours sur la base de relations profondes avec les gens. Le socle sur lequel je suis assis à 66 ans est tellement solide ! Les gens m’ont beaucoup aidé à construire. Je crois que l’humanité, la confiance et la sincérité sont clé. A mon tour, j’ai fait confiance. Je me souviens de l’époque où j’étais capitaine. La direction venait tout le temps me surveiller. Et un jour, ils ne sont plus venus. Je me souviens m’être dit « j’ai gagné ! ». Ils ont regardé les danseurs, observé ma pédagogie. J’ai fait mes preuves et ils m’ont laissé libre de faire. C’est ce que j’ai continué de transmettre : dire les choses franchement, avec bienveillance, et laisser libre de faire les personnes de mon équipe."

…épreuves,

« J’ai 34 ans. La revue se termine. La Maîtresse de Ballet m’annonce que l’on ne me reprendra pas au Moulin Rouge, qu’il est temps que je fasse autre chose. C’est l’incompréhension totale, j’étais le danseur principal. Je ne veux absolument pas partir. Je lui dis que je suis prêt à retourner en arrière, dans la ligne. Je fais tout pour la convaincre de me garder. Je suis prêt à perdre en salaire, retourner à zéro. Elle me répond alors d’aller voir le grand patron. Je me retrouve devant le Président, Jacki Clerico qui me dit : Thierry, vous n’allez tout de même pas danser toute votre vie ! . Moi, je ne pense qu’à mon fils de 12 ans. Je suis jeune divorcé et j’ai sa garde. Je ne pense qu’à son éducation. Comment vais-je faire ? Je dis alors à Monsieur Clerico qu’il peut me faire sortir du spectacle, me mettre où il veut : machiniste, un autre métier, peu importe…Je lui explique ma situation. Il me maintiendra deux ans dans le spectacle avant de me proposer le poste d’assistant chorégraphe au côté du grand Ruggero Angeletti, un des artisans du succès du Moulin Rouge « Thierry, vous êtes professionnel, rigoureux et surtout diplomate. Je pense que vous allez bien vous en sortir ! ». C’est ainsi que je suis passé de l’autre côté de la scène. Ce moment a été une épreuve pour moi et j’ai heureusement su retomber sur mes pieds. » 

 

De son histoire, à aucun moment je ne ressens d’ego mal placé. Pardon pour la généralisation, mais c’est pourtant commun dans les milieux où l’image est ultra valorisée. Je partage avec lui mon sentiment. « J’ai certainement eu des crises d’orgueil mais je ne voulais vraiment pas décevoir. Je ne pouvais pas faire preuve d’orgueil mal placé. Si quelqu’un cherche à te dévaloriser en revanche, l’orgueil peut être utile, tout comme la combativité. Mes relations avec Monsieur Clerico étaient basées sur le parler vrai. Nous parlions franchement. Je pouvais me permettre de donner mon avis. Il n’était pas question d’être un courtisan. Et je voulais être à la hauteur pour ne pas perdre ma place, toujours faire preuve d’un professionnalisme et d’une rigueur sans faille. La vie d’artiste demande des sacrifices. Dans le milieu de la danse, il y a toujours plus beau, plus performant, plus jeune que toi. Je me souviens ; malade, fiévreux, et même fraîchement opéré avec des drains avec un corps prêt à imploser, j’ai toujours été présent pour les répétitions. Le spectacle doit être parfait. Tu dois être sur scène souriant, performant. Heureusement, il y a l’énergie du groupe qui te soutient. »   

 

persévérance, 

« Ruggero Angeletti, metteur en scène et chorégraphe durant de nombreuses années au Moulin Rouge a été la personne la plus bienveillante pour moi. Il m’a pris sous son aile. Comme ça a été facile de travailler 25 ans avec lui au quotidien ! C’était un très grand professionnel. Il était aussi excessif que généreux avec les gens. Il avait l’œil et l’oreille experts. Il était terriblement juste et humain. Je me souviens du moment où j’ai quitté la scène pour travailler à ses côtés. Je me disais : il va falloir que j’apprenne tout ça ! Ok, il faut juste comprendre, analyser. Et lui me disait : « Parfois il ne faut pas chercher à faire compliqué ! ». Et puis, il me rappelait aussi « N’oubliez jamais d’où vous venez ! ». Je m’y suis alors toujours employé, me rappeler d’où je viens, me mettre à la place des artistes sur scène : la souffrance, l’épuisement qu’ils peuvent endurer, les nerfs soumis à rude épreuve…et rassurer les artistes dans ce métier si exigeant. Ils en ont besoin ! C’est si important de valoriser et respecter leur travail, de les mettre en valeur, de les apaiser. Le respect, faire preuve d’écoute :  ça marche vraiment ! »

Thierry et Ginger Roger

…humilité et émerveillement.

« J’ai côtoyé bien des grands : Ella Fitzgerald, Ginger Rogers, Aznavour, Liza Minnelli…Je les ai tous entendu dire : « On a eu de la chance. Il faut savoir rester humble ». Je me souviens du jour où j’ai serré la main d’Ella Fitzgerald, c’était un moment tellement vivant ! Quelle merveille de faire ce métier et rencontrer des gens que j’admire profondément, travailler avec eux sur scène ! Toutes les stars qui viennent au Moulin Rouge. Et je continue chaque jour de rêver ».

 

C’est quoi le bonheur ?

Je demande à Thierry ce qui le rend heureux au quotidien. Il n’hésite pas un seul instant : « Des choses simples comme une attention, un sourire, un moment. C’est peu de choses et en même temps, c’est tellement important. Donner du vrai, je me dois de le faire. J’ai moi-même tellement été encouragé ! Le partage, c’est aussi très important pour moi. J’ai rencontré des milliers de danseurs et ils m’ont tous apporté, même les moins sympas ! Je veux apporter le meilleur et que ça se passe bien. Je me dis alors : c’était une belle journée ! »

 

Enfin, je demande à Thierry quels conseils il aurait envie de partager avec vous :

« Faites les choses avec plaisir, soyez persévérant et croyez en vous ! Que c’est merveilleux de vivre, il y a tout ce potentiel partout autour de nous. Le tout, c’est d’en faire quelque chose ! Analysez de temps en temps votre vie, faites un petit bilan, prenez conscience de ce qui est positif et négatif. Cela permet de progresser.  Enfin, permettez-vous de poser parfois de bonnes distances entre vous et les autres lorsque c’est nécessaire, pour votre bien-être. Je pense à certains artistes comme Véronique Jeannot qui savent le faire avec beaucoup de bienveillance et d’élégance. »

 

Paris, légère, insouciante, chaleureuse. Il a fait beau aujourd’hui et il plane comme un vent de liberté et d’allégresse. Un peu plus loin, les sons d’un swing virevoltent alors qu’une voix suave s’élève jusqu’à emplir toute l’atmosphère. Aux terrasses des cafés de la butte Montmartre, les amis se retrouvent. On rit, on parle d’amour, de la vie qui passe…et déjà le jour s’efface pour faire place à l’ambiance si particulière de la nuit. Plus loin, dans les coulisses, les artistes se préparent. Dans quelques instants, ce sera une explosion de son, de lumière, de couleurs et d’émotions abrités par les ailes du Moulin Rouge. Paris, toi aussi belle que canaille, nous voilà !

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