Louis ROUSSET, un pilote de course automobile au parcours “hors circuit”

Défi d'athlète

L’histoire de Louis est un véritable encouragement à persévérer même lorsque qu’un rêve n’a pas pris la trajectoire anticipée.

À seulement 22 ans, son palmarès est déjà exceptionnel. En date du 29 octobre, il est en tête du championnat de France Mitjet (la dernière manche est ce week-end !). En 2019, il tient la 4eplace du trophée Andros Championnat Élite 2019 avec deux victoires. En 2016, il remporte la victoire du e-volant sur 900 participants ainsi que la 3e place de la ligne Île-de-France de Karting.

Découvrez les dessous du parcours de cet athlète à l’état d’esprit champion.

 

Un enfant athlète à l’ambition contrariée

Louis a huit ans, aime le sport et surtout la natation. “Petit déjà, il est empreint d’une détermination et d’une force tranquille que d’autres n’ont pas. Il est hors circuit” raconte sa mère. En effet, Louis ne pratique pas la natation comme la plupart des enfants. Il s’est engagé en sport études dès le collège et a accepté de se soumettre chaque jour à la rigueur d'entraînements quasi militaires dans un club où l'exigence et la performance sont sans compromis.

Louis tient le coup malgré un cadre rigide, la fatigue et un corps en souffrance. Déterminé, il s’investit au maximum de ses capacités, guidé par sa passion et le soutien indéfectible de ses parents. “Au début, j’étais content, j’aimais vraiment ça. Si j’ai fait sport-études, c’était dans l’idée de percer et d’en faire un métier.”

 

Un auto-sabotage savamment organisé

Pourtant, sept ans plus tard, Louis sabote volontairement ses performances en compétition. Il veut abandonner sport-études et sortir à tout prix de cette discipline qui le répugne désormais. Pour convaincre ses parents qui le poussent à aller jusqu’au bout, Louis ne trouve pas d’autres solutions que de se faire entendre en faisant en sorte d’être mauvais.

 “Les entraîneurs m’ont dégoûté de ce sport. J’étais arrivé à un stade où je ne prenais plus aucun plaisir. Je n’avais qu’une chose en tête : ne plus être forcé à aller jusqu’au bout de ce cursus. Après cette compétition, mes parents ont compris, on a tout arrêté et ça a enfin été le soulagement.”

Malgré tout, Louis garde un souvenir positif de cette épreuve. “J’ai beaucoup tiré de cette expérience. J’ai appris à ne jamais rien lâcher, à aller jusqu’au bout et à avancer avec force et détermination”.

 

D'un abandon instructif au rebond constructif

Louis a alors 15 ans. S’il n’est plus question de natation, il n’est pas envisageable d’oublier le sport pour autant. Également animé par la boxe, il intègre le club de boxe Muay Thai de Montgeron. Averti par la mère de Louis sur les épreuves traversées par ce dernier; Cédric, son coach de boxe, veut que ce dernier trouve dans son club un cadre où pédagogie, passion partagée, dépassement de soi et qualité de lien forment l’équation motivante où chaque sportif peut exprimer sa personnalité.

C’est lors d’un week-end à priori anodin qu’une partie de son destin se façonnera. Louis part pour la première fois faire une session de karting et découvre des sensations grisantes de glisse et de vitesse. C’est le coup de cœur ! Il s’engage rapidement en compétition. A cette évocation, les souvenirs de sa première course lui reviennent en mémoire et ses yeux s’animent : “J’étais le plus heureux du monde”.  

Il cumule alors boxe et karting jusqu’au moment où il doit choisir l’un des deux sports sur lequel se focaliser. Les compétitions dans les deux disciples se jouent la plupart du temps le même jour. “C’est à contre-coeur que j’ai dû faire un choix”Vous l’aurez compris entre les lignes, ce sera le Kart.

 

Un état d'esprit qui mène à une première consécration

Deux ans plus tard, Louis concourt pour l’e-volant d’Andros, une course de voitures sur glace sur simulateur. La pression est grande, 1500 compétiteurs se disputent les seize précieuses places donnant accès à la très prisée course du Trophée Andros Électrique à Val Thorens. Louis remporte la compétition avec le premier meilleur temps, c’est la consécration. 

“Dans cette compétition, c’est toi contre la machine. Cette victoire, je ne m’y attendais pas. J’étais parfaitement concentré et il y avait un véritable enjeu. Je savais aussi que c’était ma seule chance de passer du kart à la voiture de course”.

Cette victoire est loin d’être anodine, elle lui donne un accès direct au Trophée Andros. Louis n’a alors que dix-sept ans et en toute logique, il n’a ni le permis, ni conduit aucune autre voiture que des karts. Le jour de la course, il n’a que sept tours d’essai avec un pilote pour s’essayer à la conduite et devinez quoi ? Il obtient la septième place ainsi que le deuxième meilleur temps de la finale parmi des conducteurs émérites.

“J’ai toujours adoré la compétition. Mon but dans les courses est de me mesurer aux autres. Je veux marquer le coup, avoir du résultat, être le meilleur. Les autres ont le même objectif : gagner alors il y a peu d’élus. J’ai le goût du challenge c’est vrai mais mon moteur, c’est surtout le plaisir”.

À la suite de sa victoire du e-Volant, Louis fait une rencontre marquante pour la suite de sa carrière. Il fait la connaissance d’Yves Forrestier, PDG du groupe Petit Forrestier. « Sans lui, je n’aurai jamais pu faire toutes ses courses. Il a tout de suite cru en moi et me soutient en tant que sponsor. »

 

Lorsque ce qui importe est de toujours se donner à fond

Louis a aujourd’hui 22 ans. Il fait partie de ces personnalités passionnées guidées par la passion, le plaisir de la compétition, des sensations procurées par les courses mais aussi par tous les moments forts partagés en famille.

Si se mesurer aux autres est un moteur, les tentatives d'intimidation en compétition le sont tout autant. “J’aime bien lorsqu’on veut me mettre la pression en essayant de m’intimider. Je me dis : il faut être bon. Pour moi, c’est du spectacle, c’est bien. Je n’ai jamais vraiment d’appréhension. Petites ou grandes, j’aborde toujours les compétitions dans les mêmes conditions. J’ai hâte d’y être ! Il peut y avoir un peu de stress avant, par envie de bien faire, de montrer que je suis bon et de ne pas commettre de fautes.”

Louis, sourire aux lèvres, repousse toujours plus les limites de la performance et enchaîne les victoires. “ Au fond de moi, et sans vouloir être trop confiant, je ressens que je suis bon. L'idée pour moi, c’est de le montrer. Avant de commencer une compétition, je me persuade que je suis le meilleur. Indirectement, je m’oblige à le devenir à travers les courses et les entraînements…”

“Je pars du principe de toujours me donner à fond. Un jour sans, c’est lorsqu’on a été meilleur que moi. Je ne me rends pas malade pour ça parce que je sais que j’ai tout donné. Par contre, la fois prochaine, c’est moi qui serait devant !”

 

Parole d'athlète : que veut dire réussir ?

“Pour moi, réussir, c’est vivre une vie en faisant ce que j’aime. C’est aussi rendre les gens heureux et rendre ma famille fière de moi.”

 

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